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L'économiste en chef de la Banque de Montréal, Doug Porter, a souligné que les matchs de sports professionnels ne représentaient qu'une petite partie de l'économie, mais que la croissance aurait été légèrement plus importante en avril si les sept équipes canadiennes n'avaient pas été éliminées.
L'économiste en chef de la Banque de Montréal, Doug Porter, a souligné que les matchs de sports professionnels ne représentaient qu'une petite partie de l'économie, mais que la croissance aurait été légèrement plus importante en avril si les sept équipes canadiennes n'avaient pas été éliminées.

L’économie canadienne a cru en avril, malgré l’absence de hockey des séries

L’économie canadienne a affiché une croissance de 0,1 % en avril, malgré l’absence des équipes de hockey canadiennes dans les séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey cette année.

Le secteur des arts, spectacles et loisirs a retraité de 3,9 % en avril, ce que Statistique Canada a attribué au fait qu’aucune partie des séries éliminatoires de la LNH n’a eu lieu au pays.

C’était la première fois depuis 1970 qu’aucune équipe canadienne ne parvenait à se qualifier pour les séries éliminatoires.

L’économiste en chef de la Banque de Montréal, Doug Porter, a souligné que les matchs de sports professionnels ne représentaient qu’une petite partie de l’économie, mais que la croissance aurait été légèrement plus importante en avril si les sept équipes canadiennes n’avaient pas été éliminées.

«Si nous avions eu deux ou trois équipes dans les séries, comme d’habitude, le taux de croissance en avril aurait peut-être été de deux dixièmes de points de pourcentage, plutôt que d’un dixième de point de pourcentage», a estimé M. Porter.

Dans l’ensemble, la croissance économique observée en avril était conforme aux attentes des économistes, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters.

La progression du produit intérieur brut (PIB) faisait suite à deux mois de contraction, mais le résultat du mois de mai devrait être négatif lui aussi, en raison des incendies de forêt qui ont fait rage en Alberta et ont forcé l’évacuation de Fort McMurray et la fermeture temporaire des activités de sables bitumineux de la région.

«Je crois que le reste du pays livrera une croissance modérée. Nous pourrions, à l’extérieur de l’Alberta, observer une croissance d’environ deux dixièmes de point de pourcentage pour le prochain mois, mais malheureusement, l’importante chute de la production de pétrole en raison des incendies de forêt va vraisemblablement mener à un déclin du PIB mensuel d’environ un pour cent pour le mois de mai», a affirmé M. Porter.

«La bonne nouvelle, c’est que ce n’est qu’un cas isolé, un événement non récurrent qui devrait être largement renversé en juin et en juillet.»

La Banque TD a mis à jour, jeudi, sa prévision économique pour le Canada, afin que celle-ci tienne compte de l’issue du référendum de jeudi dernier au Royaume-Uni. Les Britanniques se sont prononcés, lors de ce vote populaire, en faveur du départ de leur pays de l’Union européenne.

Selon la TD, cette situation va alléger la croissance du PIB de 0,1 point de pourcentage pour cette année et la prochaine. Ses prévisions pour la croissance économique canadienne pour 2016 et 2017 se situent désormais à 1,2 % et 1,9 % respectivement.

«Nous avons migré vers une autre période de forte incertitude pour les marchés et l’économie, à l’intérieur d’un environnement mondial vulnérable marqué par la faible croissance, un environnement de faibles taux d’intérêt, et le Canada n’y échappe pas», a écrit la Banque TD dans son rapport.

Pour le mois d’avril, la croissance a été alimentée par les gains des fabricants, des services publics et du secteur public, qui ont contrebalancé le recul des activités d’extraction de pétrole par des méthodes non classiques.

Les industries productrices de services ont avancé de 0,2 % en avril, après avoir été essentiellement inchangées en mars, tandis que les industries productrices de biens ont reculé de 0,1 %.

Le secteur de l’extraction minière, de l’exploitation en carrière et de l’extraction de pétrole et de gaz a diminué pour un troisième mois consécutif en avril, en baisse de 1,4 %. Ceci s’expliquait essentiellement par une baisse de 2,4 % de l’extraction de pétrole et de gaz naturel, la production de pétrole par des méthodes non classiques ayant reculé de 7,3 % en raison de fermetures à des fins d’entretien dans des installations de valorisation.

De son côté, l’extraction de pétrole et de gaz naturel par des méthodes classiques a augmenté de 1,7 % en avril.

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