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Yves Guillemot est président et cofondateur d'Ubisoft. Ce dernier essaie de convaincre des institutions québécoises, dont le gouvernement, de l'aider à défendre son entreprise contre une autre société française, Vivendi, qui tente de lui mettre la main dessus contre son gré.
Yves Guillemot est président et cofondateur d'Ubisoft. Ce dernier essaie de convaincre des institutions québécoises, dont le gouvernement, de l'aider à défendre son entreprise contre une autre société française, Vivendi, qui tente de lui mettre la main dessus contre son gré.

E3: Ubisoft change la perception du Québec, selon son président

« Sans que ça ne paraisse, les succès en jeux vidéo de Montréal et de Québec changent la perception du Québec comme Hollywood a changé la perception des États-Unis et de la Californie », estime le président et cofondateur d’Ubisoft, Yves Guillemot.

M. Guillemot est évidemment l’un des architectes de ces succès. Sa décision de choisir Montréal pour établir un nouveau studio de son entreprise, en 1997, a donné le coup d’envoi à un boom qui se poursuit toujours, 19 ans plus tard.

Aujourd’hui, il essaie de convaincre des institutions québécoises, dont le gouvernement, de l’aider à défendre son entreprise contre une autre société française, Vivendi, qui tente de lui mettre la main dessus contre son gré.

Selon lui, cette mainmise signifierait un changement de philosophie qui serait néfaste à l’entreprise et, donc, à son développement au Québec.

« Il y aura un impact très important, pas parce que quelqu’un va débarquer et réduire les activités, mais à cause d’un changement de philosophie. Ce qui fait le plaisir de toutes les équipes du Québec, c’est de pouvoir prendre des risques, de pouvoir échouer de temps en temps et d’apprendre de ces échecs. »

« Si Ubisoft devient une société plus classique, il n’est pas certain que la réussite soit si bien. Et si elle ne réussit pas, vous comprenez la logique, on n’a pas les profits, on est trop nombreux, etc. », explique Yves Guillemot.

Il est important pour le Québec, estime-t-il, de maintenir le rythme actuel.

« Je crois qu’on n’est qu’au début. Plus ça va aller, plus le Québec sera considéré comme avancé technologiquement et maîtrisant l’ensemble du mix, c’est-à-dire la technologie, le 3D, le fait de savoir analyser des données, etc. Tous les métiers modernes, en fait, sont dans le jeu vidéo.

« Et donc, il n’y a pas que les entreprises de jeux vidéo que ça attire, il y a aussi celles qui ne vont faire que de l’analyse de données, que de l’intelligence artificielle, que des interfaces ou que du graphisme. »

« Petit à petit, en ayant mis le pied dans ce métier du jeu vidéo, le Québec est en train de devenir une plateforme technologique avec des talents de très haut niveau, et ça va continuer à attirer les meilleurs talents pour le monde de demain », poursuit Yves Guillemot.

La vente de Rona, entre autres, complexifie le portrait politique pour Ubisoft, qui pourrait avoir de la difficulté à convaincre le gouvernement de participer à la protection d’une entreprise française alors qu’on l’accuse d’avoir ignoré une entreprise québécoise.

« Avant tout, une entreprise, ce sont des individus, réplique M. Guillemot. Et si ces individus peuvent créer de la valeur et faire briller le pays, c’est ça qui compte. »

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